Je vous souhaite à toutes et à tous beaucoup de bonheur et de santé (important la santé !) pour l'année 2007. Qu'elle soit l'occasion pour vous d'accomplir tous les projets que vous avez en tête depuis longtemps. Que ces 365 (66 ? je sais plus, on s'en fout), que tous les jours de cette nouvelle année vous apportent son lot de joies quotidiennes.
Maintenant, retour au champagne et à la fête. Hop petite photo de Chartres où, si tout s'est passé normalement, je dois être en train de faire la fête dans l'appartement de Marie-Christine et de Jérémie (merci à vous deux pour cette superbe soirée) avec moultes cotillons et confettis qu'ils retrouveront encore dans l'appartement dans 6 mois !!! On s'amuse comme des fous !!!
Une pensée toute particulière pour ma chérie, que j'aime comme un fou.
victor hugo réveillon poème bonnes résolutions 2007 Il est de tradition de prendre des bonnes résolutions le soir du réveillon. C'est le moment, je crois, de partager avec vous ce poème de Victor Hugo.
Être aimé
Écoute-moi. Voici la chose nécessaire : Être aimé. Hors de là rien n'existe, entends-tu ? Être aimé, c'est l'honneur, le devoir, la vertu, C'est Dieu, c'est le démon, c'est tout. J'aime, et l'on m'aime. Cela dit, tout est dit. Pour que je sois moi-même, Fier, content, respirant l'air libre à pleins poumons, Il faut que j'aie une ombre et qu'elle dise : Aimons ! Il faut que de mon âme une autre âme se double, Il faut que, si je suis absent, quelqu'un se trouble, Et, me cherchant des yeux, murmure : Où donc est-il ? Si personne ne dit cela, je sens l'exil, L'anathème et l'hiver sur moi, je suis terrible, Je suis maudit. Le grain que rejette le crible, C'est l'homme sans foyer, sans but, épars au vent. Ah ! celui qui n'est pas aimé, n'est pas vivant. Quoi, nul ne vous choisit ! Quoi, rien ne vous préfère ! A quoi bon l'univers ? l'âme qu'on a, qu'en faire ? Que faire d'un regard dont personne ne veut ? La vie attend l'amour, le fil cherche le noeud. Flotter au hasard ? Non ! Le frisson vous pénètre ; L'avenir s'ouvre ainsi qu'une pâle fenêtre ; Où mettra-t-on sa vie et son rêve ? On se croit Orphelin ; l'azur semble ironique, on a froid ; Quoi ! ne plaire à personne au monde ! rien n'apaise Cette honte sinistre ; on languit, l'heure pèse, Demain, qu'on sent venir triste, attriste aujourd'hui, Que faire ? où fuir ? On est seul dans l'immense ennui. Une maîtresse, c'est quelqu'un dont on est maître ; Ayons cela. Soyons aimé, non par un être Grand et puissant, déesse ou dieu. Ceci n'est pas La question. Aimons ! Cela suffit. Mes pas Cessent d'être perdus si quelqu'un les regarde. Ah ! vil monde, passants vagues, foule hagarde, Sombre table de jeu, caverne sans rayons ! Qu'est-ce que je viens faire à ce tripot, voyons ? J'y bâille. Si de moi personne ne s'occupe, Le sort est un escroc, et je suis une dupe. J'aspire à me brûler la cervelle. Ah ! quel deuil ! Quoi rien ! pas un soupir pour vous, pas un coup d'oeil ! Que le fuseau des jours lentement se dévide ! Hélas ! comme le coeur est lourd quand il est vide ! Comment porter ce poids énorme, le néant ? L'existence est un trou de ténèbres, béant ; Vous vous sentez tomber dans ce gouffre. Ah ! quand Dante Livre à l'affreuse bise implacable et grondante Françoise échevelée, un baiser éternel La console, et l'enfer alors devient le ciel. Mais quoi ! je vais, je viens, j'entre, je sors, je passe, Je meurs, sans faire rien remuer dans l'espace ! N'avoir pas un atome à soi dans l'infini ! Qu'est-ce donc que j'ai fait ? De quoi suis-je puni ? Je ris, nul ne sourit ; je souffre, nul ne pleure. Cette chauve-souris de son aile m'effleure, L'indifférence, blême habitante du soir. Être aimé ! sous ce ciel bleu - moins souvent que noir - Je ne sais que cela qui vaille un peu la peine De mêler son visage à la laideur humaine, Et de vivre. Ah ! pour ceux dont le coeur bat, pour ceux Qui sentent un regard quelconque aller vers eux, Pour ceux-là seulement, Dieu vit, et le jour brille ! Qu'on soit aimé d'un gueux, d'un voleur, d'une fille, D'un forçat jaune et vert sur l'épaule imprimé, Qu'on soit aimé d'un chien, pourvu qu'on soit aimé !
Je ne reviens sur le net que mardi matin, mais dans l'intervalle je vous ai prévu un petit article quotidien. J'ai longtemps cherché pour trouver le thème de celui de ce matin et finalement j'ai choisi de vous montrer la rolls des illusions d'optiques, un truc qui me fascine (désolé pour ceux qui la connaissent déjà). Regardez bien le dessin ci-dessous.
Il s'agit de l'illusion d'Edward H. Adelson que l'on appelle aussi plus communément, l'illusion de l'ombre sur l'échiquier. Vous êtes assis ? Ce que je vais vous dire est vrai (j'ai même été jusqu'à le vérifier en imprimant l'image et en faisant des découpages manuels... vous pouvez aussi vous servir d'un logiciel de dessin et faire un copier-coller).
Le carré A est de la même couleur que le carré B (en fait, ils sont rigoureusement identiques).
Pourquoi personne ne me croit quand je dis ça ??? Allez, bonne journée à tous, et n'oubliez pas de laisser vos impressions en commentaire ;-)
Pour terminer l'année sur une note plus colorée, voici le guide indispensable pour bien commencer 2007 : "The unuseless japanese inventions", l'art du Chindogu, 101 inventions à vous couper le souffle. Vous trouverez sur le lien ci-dessous un extrait de l'ouvrage qui présente, ma foi, des trucs utiles, inutiles, drôles ou complètement débiles (au choix).
Luc Rouban fonctionnaires libéralisme valeurs votes enjeux présidentielles Ce matin le soleil est réapparu dans l'encadrement de la fenêtre. Du coup je crois que cette dernière journée de boulot pour 2006 s'annonce plutôt bien.
En surfant un peu sur le net je suis tombé sur une interview de Luc Rouban, Directeur de recherche CNRS au CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po), qui revient sur le vote des fonctionnaires. Il aborde notamment le rapport des fonctionnaires au libéralisme, à la construction européenne et à la réforme de l'Etat.
Un article un peu long mais très intéressant que je vous invite à lire (une vidéo se mettant en lecture à l'ouverture de la page, n'oubliez pas de couper le son pour ceux à qui cela pourrait poser problème).
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