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Mercredi 25 avril 2007

Sommes-nous seuls dans l'univers ? Cette question reste pour l'instant sans réponse, mais la communauté scientifique vient de franchir une étape importante dans la recherche de la vie extra-terrestre.


En effet, demain paraîtra dans la revue Astronomy and Astrophysics une étude qui présente la première planète de "type terrestre habitable" jamais découverte. Sa surface, solide ou liquide, arbore une température proche de notre bonne vieille planète bleue. Elle rassemble, selon les auteurs de l'étude, toutes les caractéristiques "permettant d'imaginer l'existence d'une éventuelle vie extra-terrestre".


superterre.jpg
Représentation artistique de la "super terre" (AP)


Cette exoplanète (qui se trouve en dehors de notre système solaire) a un rayon qui est 1,5x supérieur à celui de la Terre et présente une gravité 2,2x plus élevée que la notre (en gros, elle doit être habitée par des géants balèzes... on ignore s'ils sont armés lol).

Découverte avec le télescope Harps de l'Observatoire spatial européen (Eso) de la Silla, au Chili, cette planète orbite en 13 jours autour de l'étoile Gliese 581 (Gl 581), dont elle est 14 fois plus proche que la Terre ne l'est du Soleil (enfin, ça reste loin quand même, surtout en bus).

Gl 581, une étoile naine rouge (non, elle n'est pas peuplée de nains, faut suivre, c'est une étoile là !), est l'une des 100 étoiles les plus proches de notre système solaire.  De très faible masse, les naines rouges sont des cibles privilégiées pour la recherche de planètes habitables. Elles sont peu lumineuses et leurs planètes habitables orbitent près d'elles et sont donc plus facilement détectables.

Vivrons nous assez vieux pour vivre une rencontre avec une vie extra-terrestre, j'en doute. Mais quoi qu'il en soit... plus le temps passe... moins nous aurons de raisons de continuer à croire que nous sommes seuls... J'aimerais vivre ce jour là.

Pour plus d'infos, vous pouvez consulter également le programme SETI.



Cab'


 
par Cab' publié dans : Sciences
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Jeudi 15 mars 2007

Il y a quelques mois j'ai regardé Das Experiment du cinéaste allemand Olivier Hirschbiegel. Ce film est tiré du livre de Mario Giordano, Black box, lui-même inspiré de l'expérience, devenue classique en psychologie sociale, menée par le professeur Philip Zimbardo en août 1971, à l'Université de Stanford, aux Etats-Unis.

Le but de cet expérimentation était d'observer et d'analyser les comportement d'invididus placés dans un univers carcéral. Un appel au volontariat a donc été lancé et deux groupes ont été constitués, celui des gardiens et celui des prisonniers.


L'expérience devait durer 15 jours,


Elle a pris fin le 6ème jour.


Vous trouverez sur les liens ci-dessous les explications qui vous permettront de comprendre comment, une expérience psychologique clinique s'est transformée en une simulation terrifiante.

En moins d'une semaine, les "faux prisionniers" se sont déshumanisés, transformés en "numéros" et ont pour certains perdu complètement le sens des réalités, de leur réalité, leur personnalité.

En moins d'une semaine, les "faux gardes" sont devenus des bourreaux sadiques, perdant eux aussi toute notion du respect de la vie humaine, de l'homme (ça ne vous rappelle rien, il y a une soixantaine d'années ?).


The Stanford Prison Experience
Diaporama en anglais avec des commentaires très intéressants
(vous pouvez traduire les pages avec Google Translate)


Le portail de l'info sur les prisons
Analyse du film en français

Si le sujet vous intéresse, jetez aussi un coup d'oeil sur l'expérience de Milgram : L'objectif de cette expérience est de mesurer le niveau d'obéissance à un ordre condamné par la morale de celui qui l'exécute. Des individus sont amenés à participer de leur plein gré, mais sous l'influence d'une autorité, à des actes cruels envers des personnes innocentes. Les résultats sont tout aussi effrayants.


Cab'

par Cab' publié dans : Sciences
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Mercredi 28 février 2007

Une fois n'est pas coutume, je vais mettre ici un article du Monde (j'en ai écarté les passages que je trouvais moins intéressants) concernant la naissance de la numération en Afrique. Aimant bien tout ce qui a trait de près ou de loin la mathématique (même si malheureusement à part quelques livres piochés au hasard et de manière très épisodique je ne lis plus grand chose sur le sujet), j'ai désiré vous faire partager cette actualité.



Ce sont deux os de trois fois rien. Deux petits "bâtons" scarifiés, l'un, légèrement arqué, haut d'à peine 10 cm, l'autre, rectiligne, mais creusé en son milieu, de 14 cm. A l'une des extrémités du premier est enchâssé un fragment de quartz, laissant supposer qu'il pouvait s'agir du manche d'un outil tranchant, dont l'usage - instrument de scarification ? - reste un mystère. De même que l'origine des deux fossiles : probablement animale pour le premier - grand carnivore (os pénien de lion peut-être) ou grand singe -, vraisemblablement humaine pour le second.

Ils ont été exhumés à Ishango (l'étude des strates géologiques où ils ont été retrouvés, au milieu de harpons et de coquillages, les fait remonter à quelque 20 000 ans), au bord du lac Edouard, dans l'ancien Congo belge (aujourd'hui République démocratique du Congo), lors de campagnes de fouilles dirigées par le géologue Jean de Heinzelin, en 1950, puis 1959.

Depuis leur découverte, ces ossements excitent la curiosité - et l'imagination - des archéologues et des préhistoriens. Car ils pourraient constituer le plus ancien témoignage des capacités mathématiques de l'humanité, quinze millénaires avant l'apparition de la numération, en même temps que de l'écriture, chez les Mésopotamiens (Irak actuel).

Les deux bâtons d'Ishango présentent en effet, sur leurs parties non érodées, des encoches disposées transversalement et regroupées en séries, décrit le mathématicien Dirk Huylebrouck, qui s'est longtemps penché sur cette énigme.

Il est tentant de convertir ces séries en chiffres, une séquence de trois traits correspondant par exemple au chiffre 3. Sur le premier os apparaissent ainsi trois colonnes de chiffres : d'abord 11, 21, 19 et 9, puis 11, 13, 17 et 19, enfin 3, 6, 4, 8, 10, 5, 5 et 7. Plusieurs experts, observant que la première colonne pouvait se lire 10+1, 20+1, 20-1 et 10-1, que la seconde était formée de nombres premiers et que la troisième suivait, pour l'essentiel, la règle de la duplication (3-6, 4-8...), y ont vu le signe indubitable d'un système arithmétique complexe, en base 10.

D'autres, en combinant chiffres et colonnes, ont constaté que le chiffre 6 occupait une place centrale dans ce système, qui serait donc en base 6 ou 12 autant qu'en base 10. Une hypothèse confortée par le fait que des populations d'Afrique utilisent toujours des systèmes de calcul en base 12 : ainsi, chez les Yasgua du Nigeria, 13 se dit 12+1. Des méthodes ancestrales de comptage, où le pouce d'une main dénombre les phalanges des autres doigts, soit 3 × 4, donne aussi le chiffre 12, soit, multiplié par les 5 doigts de l'autre main, 60.

C'est précisément le total de 60 que l'on trouve en additionnant les chiffres de la première ou de la deuxième colonne, tandis que l'on arrive à 48 avec la troisième colonne. Il n'en fallait pas plus pour que certains parlent de calendrier lunaire, 60 jours correspondant au temps de deux lunaisons environ, et 48 à celui d'une lunaison et demie.

L'analyse, encore toute fraîche, du second os d'Ishango, a écarté cette fantaisie lunaire. On y remarque six rangées d'entailles, composées de 14 stries longues et 6 courtes, 6 longues, 18 longues, 6 longues, 20 longues, 6 longues et 2 courtes. Ce qui plaide, là encore, pour un système en double base, 6 et 10. "C'est en tout cas la preuve qu'existait en Afrique, voilà 20 000 ans, un peuple qui comptait et calculait", conclut Dirk Huylebrouck. Ce savoir-faire aurait pu se propager ensuite vers les berceaux jusqu'alors tenus pour être ceux des mathématiques, la Mésopotamie et l'Egypte, en empruntant les mêmes voies que les harpons dont le modèle semble s'être diffusé à partir des Grands Lacs africains.

"Il convient de faire la part des observations scientifiques et celle des spéculations", tempère Patrick Semal, anthropologue responsable des collections d'Ishango. Un programme de recherche pluridisciplinaire, que va lancer la région de Bruxelles, permettra peut-être de faire dire aux os d'Ishango leur dernier mot, ou leur dernier chiffre.

Pierre Le Hir
Article paru dans l'édition du 01.03.07.



Cab'

par Cab' publié dans : Sciences
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Dimanche 18 février 2007

Mais non, il ne s'agit pas de se faire des calins dans le garage !!! Mais plutôt de cette question très sérieuse de la reproduction dans l'espace. En effet, avec les futurs voyages interplanétaires, qui vont durer plusieurs mois, on peut se poser la question de l'impact des différents rayonnements (rayons cosmiques, particules émises lors des éruptions solaires etc) et de l'apesanteur sur les cellules et les mécanismes liées à la reproduction. Plusieurs programmes scientifiques ont été mené à ce sujet.


Certaines se sont bien déroulées, elles concernaient des carpes, des frelons, des mouches, des asticots, des oeufs de grenouilles... D'autres ont laissé des interrogations. Ainsi en 1989, un essai de fécondation d'oeufs de poule en apesanteur s'était conclu par la mort toujours inexpliquée de la totalité des embryons après leur retour sur Terre. Quoi qu'il en soit, il y aurait des effets négatifs et des risques de malformations embryonnaires.

L'expérimentation a été tenté officiellement avec l'homme, dès 1982. Les responsables de l'agence spatiale d'URSS ont reconnu qu'une tentative d'accouplement humain avait eu lieu à bord de Saliout 7. Sans résultat. Et apparemment avec des mauvais souvenirs pour la cosmonaute. La NASA a d'ailleurs travaillé sur l'élaboration d'un harnais facilitant les rapports sexuels en gravité zéro (il y a également une version avec un tunnel gonflable !).

Bref, au-delà de la faisabilité technique, se pose un vrai problème de survie. Ainsi on a pu constater que 80% des enfants d'astronautes sont des filles (idem pour les pilotes de chasse). Les micro-ondes auraient un effet létal sur les spermatozoïdes mâles.

On est encore loin de la cryogénisation, plus très loin des voyages dans l'espace, alors il serait urgent de trouver une solution vous ne croyez pas ?


Cab'

par Cab' publié dans : Sciences
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Lundi 5 février 2007
OGM canal + danger reportage 90 minutes interdit risque souris



Un reportage réalisé par Canal + et diffusé en 2005 (merci Hubiguane pour la correction). On y apprend notamment que l'ingestion d'OGM par des souris a provoqué des transformations des organes internes... Edifiant...


Cab'
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