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Mardi 1 mai 2007

J'ai regardé Sunshine hier soir et j'avoue avoir été déçu. Cela faisait longtemps que je n'avais plus vu de film de science-fiction et ça me manquait. Le scénario est intéressant au départ, mais rapidement l'effet oppressant du huis clos (on retrouve la patte de Dany Boyle) est remplacé par des effets de caméra qui se veulent stressants mais qui n'apportent strictement rien sinon un effet de saturation gavant. Et que dire de la fin ? un rebondissement inattendu, certes, mais tellement inattendu que ça en gâche l'ambiance et le scénario. Les 20 dernières minutes m'ont fait penser à un mauvais film de série B... bref, pour me consoler j'ai lu ce matin Neurotrans, une bd dont les deux premiers volumes sont parus aux éditions Albin Michel.



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En 2068, l'immortalité n'est plus une utopie, c'est juste un cauchemar... Neurotrans, le plus puissant cartel privé au monde maîtrise la technologie du neuroformatage, qui permet d'enregistrer sur disque dur la personnalité humaine dans sa totalité et de la perpétuer après la mort physique du sujet. Quand on est plein aux as, le grand luxe c'est de louer un corps d'emprûnt chez Body's et de s'offrir une virée chez les vivants...

Certes, l'idée de départ n'est pas nouvelle et cette série ne révolutionne pas le genre. Je passerai également sur certains clichés qui ont la vie dure dans ce genre d'histoire. Mais je dois avouer que j'ai pris un grand plaisir à lire les 2 premiers tomes car l'intrigue est rondement menée et relativement complexe. Bref on ne s'ennuie pas un instant dans un univers parisien (lol) au graphisme très agréable et parfaitement adapté au style.



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Si vous aimez la science-fiction, n'hésitez pas à y jeter un coup d'oeil à votre prochain passage en librairie. En plus, les couvertures sont très belles avec l'utilisation du verni sélectif pour créer du volume. Petit détail, mais qui peut avoir son importance, surtout pour le lecteur occasionnel... le tome 1 est paru en 2004, le 2 en 2007... il va donc falloir être patient pour avoir la suite ;-).


Cab'

par Cab' publié dans : 9ème art communauté : Fous de Bande-dessinée
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Mardi 24 avril 2007

J'entame aujourd'hui une nouvelle série d'articles consacrés à la bande dessinée. Nul objectif ici de reécrire ce qui se trouve déjà sur bon nombre de sites spécialisés dans le domaine, comme le cas de l'excellent Bdgest (les couvertures ci-dessous sont issues du site associé Bédéthèque). Ma préoccupation est uniquement de vous faire découvrir des albums que je viens de lire et qui, pour le néophyte, sont généralement méconnus mais qui mériteraient de l'être un peu moins.

J'ouvre le bal avec cette très belle série, 1602, qui vous raconte l'histoire des X-Men transposée en 1602. Aux commandes des deux premiers tomes on retrouve l'excellentissime Neil Gaiman, surtout connu pour son fameux Sandman. Ici vous retrouverez vos héros favoris, Strange, Fatalis, Fury, les 4 Fantastiques, Spiderman et d'autres encore dans un univers complétement décalé. Un vrai régal.


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Cab'


par Cab' publié dans : 9ème art
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Lundi 19 février 2007

Le Photographe est plus qu'une bande dessinée. C'est un récit autobiographique qui raconte le périple de Didier Lefèvre, photographe de métier, au sein d'une mission de Médecins sans Frontières en Afghanistan au milieu des années 80.



Scénario : Lefèvre Didier / Dessin : Guibert Emmanuel / DUPUIS - Coll. Aire Libre 2006

 
La particulité de cette trilogie est d'intégrer aux dessins les photos prises sur le terrain. Et c'est réellement une réussite. Cette technique permet au lecteur de partager le quotidien de ces hommes et de leurs familles dans cette guerre qui n'aurait pas du être. Mais plus que la guerre, c'est avant tout la formidable aventure humaine qui est mise en avant. Plus qu'un simple reportage, c'est une immersion totale dans ce que peut être une mission humanitaire que nous propose cette oeuvre. Finalement ce n'est pas une bd comme les autres, elle se ressent plus qu'elle ne se lit, il n'y a pas d'héros à qui s'identifier, pas de bons et de mauvais, juste des personnes qui vouent une partie de leur existence à aider les autres, parfois au détriment de leur propre santé ou vie.





Un chef d'oeuvre à découvrir ou à relire. Le troisième tome a d'ailleurs été primé au festival d'Angoulème au Palmarès des Essentiels.


Malheureusement la vie n'est parfois pas aussi belle que dans les livres. Deux jours plus tard, à la fin du festival, Didier Lefèvre mourrait d'un arrêt cardiaque dans le train qui devait le ramener chez lui. Le photographe est mort. C'était le 29 janvier.

Il laisse derrière lui cinquante années de souvenirs et tous les
clichés qu'il aura patiemment réalisés tout au long de sa carrière de photographe de presse. Il continuera de vivre à travers son oeuvre...



(c) Bruno Levy

Cab'

par Cab' publié dans : 9ème art
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Jeudi 25 janvier 2007
festival angoulème bande dessinée 9ème art neuvième histoire
C'est aujourd'hui que débute le
Festival International de la Bande Dessinée à Angoulème. Cette année j'ai décidé de ne pas y aller, compte tenu notamment du fait que cette manifestation ne se tient plus au coeur même de la ville mais à l'extérieur (accès par bus) sous deux gigantesques tentes. Je trouvais vraiment l'aspect (re)découverte du patrimoine architectural de la ville à travers des expositions disséminées dans tous les lieux culturels particulièrement attirant. Bref, si vous y êtes ou que vous en revenez, n'hésitez pas à nous faire part de votre sentiment.

Sur le site du festival on retrouve des informations utiles pour tout amateur. Je vous donne ici des extraits que j'ai sélectionnés dans l'histoire du festival, qui retracent une partie de l'évolution du 9ème art en France. Vous pouvez aussi y trouver l'intégralité des affiches parues depuis 1974.

Extraits choisis de l'histoire du festival :

Chaque année depuis 1974, le Festival International de la Bande Dessinée prouve combien le «neuvième art» compte parmi les formes d’expression les plus vivantes et créatives de son temps. Voici un bref rappel de sa très riche histoire, pour mémoire.




TOUT COMMENCE FIN 72, avec une exposition intitulée “Dix millions d’images”. C’est l’ébullition ! Éditeurs, libraires, dessinateurs et lecteurs vivent quinze jours d’euphorie. La municipalité d'Angoulême décide la création d'un Salon : la première édition est inaugurée le 25 janvier 1974. Pratt signe l’affiche. Hogarth, Kurtzman, Tillieux, Franquin honorent le nouveau-né de leur présence.

• CETTE MEME EPOQUE (1973-1978) voit la création de nombreuses revues spécialisées : L’Echo des Savanes, Fluide Glacial, (À Suivre), Circus, Métal Hurlant, entre autres. La bande dessinée vit une formidable mutation.

• 1982. Le Salon fête ses 10 ans au mieux de sa forme, au point de s’offrir une exposition sur la bande dessinée française à New-York. Tout en conquérant l’Amérique, il jette les bases de ce qui deviendra un axe fondamental de sa politique : la formation. Une section spécialisée est créée au sein de l’Ecole Régionale des Beaux Arts : «L’Atelier-Ecole de BD».

• 1990 voit la création d’un «Marché international des droits» réunissant des éditeurs venus du monde entier pour négocier, à Angoulême, l’achat et la vente de droits d’utilisation de la bande dessinée.

• 1996, la manifestation développe son action de promotion de la bande dessinée toute l’année en France et à l’étranger, notamment avec une grande exposition sur la bande dessinée européenne, qui va parcourir les Etats-Unis durant plus d’un an avant de rejoindre les régions asiatiques.

• 1997. L’exposition « Sur les traces d’André Juillard », véritable parcours dans la ville alliant patrimoine et bande dessinée, incitera les partenaires locaux à façonner la ville aux couleurs de la BD et à développer le tourisme culturel.

• 1999, l’ouverture accrue en direction du grand public et de la jeunesse porte ses fruits. Le Festival consacre désormais un espace important au multimédia.

• 2000, la dimension internationale du Festival est réaffirmée à travers le couronnement de Robert Crumb. Un hommage exceptionnel est également rendu au talent hors-norme de Jean Giraud/Moebius, à travers une exposition mémorable, « Trait de génie ». Par ailleurs, les multiples « passerelles » naturelles existant entre bande dessinée et nouvelles technologies de l’image (multimédia, internet, etc.) sont fortement mises en valeur à travers l’Espace Cyberbédé d’une part, et la présence d’une délégation québécoise d’autre part, qui propose par l’entremise du Net une étonnante exposition de bande dessinée virtuelle.

• 2001. Pour la première fois, c’est une femme, Florence Cestac, qui est la vedette de la manifestation. L’exposition de son travail permet notamment au Festival de réaffirmer l’attention portée au jeune public. C’est aussi l’occasion du retour marquant à Angoulême d’un invité prestigieux : le Japon, dont les auteurs et les éditeurs se distinguent par deux grandes expositions. Cette vitrine sur les mangas nippons attire un nouveau public qui découvre ainsi le Festival. La présence internationale à Angoulême est par ailleurs étoffée par la mise en valeur de la Suisse et la bande dessinée africaine. Sur le terrain de la formation, le Festival répond aux très nombreuses attentes du public grâce à une innovation, le Pavillon des Jeunes Talents, qui propose une information très complète sur les voies d’accès aux métiers de la bande dessinée et de l’image. Cette année-là, le Festival enregistre un record de fréquentation.

• 2002, le Festival conforte son rang de première manifestation culturelle européenne consacrée à la bande dessinée. L’engouement médiatique pour ce rendez-vous est considérable. Côté création, l’international est également à l’honneur avec d’une part la bande dessinée américaine et, d’autre part, une ambitieuse exposition collective réunissant les travaux de quatre-vingts jeunes auteurs du monde entier. Le Festival a par ailleurs l’immense plaisir d’accueillir une fois de plus, pour un hommage ému de toute la profession, l’un des grands maîtres de la bande dessinée moderne, l’américain Will Eisner.

• 2003 marque un tournant dans l’histoire du Festival : placée sous le magistère de François Schuiten avec la complicité de Benoît Peeters, cette trentième édition restera dans les annales, non seulement grâce au spectaculaire emmurement du théâtre initié par le dessinateur des Cités obscures (avec la participation de Claude Renard et Frémok), mais également par la création des Rencontres internationales. Ni débat, ni conférence, ces Rencontres permettent de présenter, à l’appui de supports multimédias, le travail d’un auteur dans son aspect le plus créatif… Dave McKean, Katsuhiro Otomo, Art Spiegelman et Jiro Taniguchi ont, entre autres, permis à ce nouveau rendez-vous de prendre son envol. Autres événements marquants : l’exposition «Musée Ferraille» (détournement des expos traditionnelles au profit d’un personnage imaginaire qui symbolise à lui seul cent ans de bande dessinée populaire) et la rétrospective, étonnante de diversité, consacrée à la bande dessinée coréenne.

• 2004. La 31e édition du Festival international de la bande dessinée rend hommage à Régis Loisel, Dans un esprit de diversité culturelle, le Festival accueille des auteurs venus des quatre coins de la planète. Plébiscitée par le jeune public, la célèbre «Bande à Tchô !» de Titeuf est également de la fête, au même titre que les œuvres étonnantes de l’anglais Dave Mc Kean. La dimension humaine de la bande dessinée est affirmée à travers une pièce de théâtre inspirée du légendaire créateur de comics Will Eisner, des expositions vivantes reconstituant la vie des ateliers d’auteurs ou des écoles de bande dessinée. Et l’implication burlesque de Groland, le pays imaginaire popularisé à la télévision par Canal +, ajoute un supplément de fantaisie festive…

• 2005 est un millésime exceptionnel. Zep, véritable phénomène de l’édition, donne au Festival une énergie peu commune. Plébiscitées par le public, les Rencontres internationales gagnent encore en maturité. Cette 32e édition voit aussi la naissance d’un événement scénique totalement nouveau, les Concerts de dessins, et consacre le lancement d’un espace permanent Manga – Manhwa, entièrement dédié aux bandes dessinées asiatiques.


Cab'

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Lundi 15 janvier 2007
biographie kafka robert crumb actes sud bd janvier 2007 undeground
Dans quelques jours vous pourrez retrouver en librairie une excellente biographie de Kafka réalisée par Robert Crumb et David Zane Mairowitz, illustrée par Crumb. Il n'y avait jusqu'à maintenant eu aucune réédition pour cet ouvrage qui date de 1996.


Actes Sud Editions. 1996


Rappelons que Robert Crumb est le créateur de Fritz le Chat, M. Nature et autres légendaires personnages de bande dessinée. C'est en effet un des pionniers de la culture underground américaine, son œuvre a eu les honneurs du Museum of Modern Art de New York.

     


Son manque de complaisance et son honnêteté sont totales et le font rejeter par un certain public qui trouve l'exposition de certaines réalités ou de certaines fantaisies bien trop obscènes.

Ainsi, apprenant que Robert Crumb était fait "Grand prix de la ville d'Angoulême", le scénariste-dessinateur Greg s'était indigné qu'un has-been qui (pensait-il à tort) ne dessinait plus, ait obtenu une distinction honorifique aussi importante :
« Crumb, grand chantre de l'underground, était, avec Gilbert Shelton, le grand spécialiste en "comic-books" de la piquouze hilarante, des volutes du shit, du sexe énorme et poilu, des mamelles colossales et du caca tous formats. Cela fit rire en son temps tous ceux qui voyaient là une revanche contre les parents, les flics, les maîtres, l'ordre établi, le bon goût, etc. Ce n'est pas nouveau. Seulement, il y a vingt ans que la vague est retombée » (La Lettre de Dargaud, 1999).

Un ouvrage à ne pas rater si vous êtes un fan de Crumb !!!


Cab'

par Cab' publié dans : 9ème art
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